
Trilogie théâtrale d’ici et d’aujourd’hui – Épisode 1
Création 2026 pour le « théâtre avec 16 bâtons », avec le soutien de la Fondation de France et du Département de l’Isère ; en partenariat avec les communes de Viriville et de La Frette, l’école de La Frette, Habitat Dauphinois, Formafoot et le CSBF. Prochaines représentations 29, 30, 31 mai à Viriville / 5, 6, 7 juin à La Frette.
Kiki, né Kellya, devenu Kyllian, on l’a toujours vu avec un ballon. Kiki aime le foot, en a toujours fait, Kiki joue depuis 10 ans avec la même équipe. Mais à 15 ans, le règlement de la Fédération Française de Football impose à Kiki de quitter son équipe, pour jouer avec des plus jeunes ou rejoindre une équipe de filles.
Ses parents le soutiennent. Mais l’entraîneur ? Le président du club ? Les autres parents ? Les joueurs ? On trouve un « arrangement », mais les médias s’en mêlent ; au village, la tension monte. Il faut choisir son camp : suivre les règles, ou tout changer.
Texte et mise en scène > Aurélien Delsaux
Interprétation > Genséric Coleno-Deumeulenaere, Aurélien Delsaux, Jeanne Guillon et Aude Schmitter
Durée > environ 1h30
Public > adultes et ados (à partir de 11 ans)
Note d’intention
« BALLON » est le premier épisode de ce qui doit être une trilogie d’ici et d’aujourd’hui, BALLON est né grâce au soutien de la Fondation de France dans le cadre d’une aide au maintien d’artistes en milieu rural. Ecrites en s’appuyant notamment sur des récoltes de parole dans trois « Nouveaux Lieux Communs » (autour des stades, des salles des fêtes, des ronds-points), trois pièces de fiction raconteront les métamorphoses de la campagne lors de la décennie 2017-2027.
Dans BALLON on découvre le personnage de Kiki. Le stade et le foot continuent de rassembler anciens et nouveaux habitants. Désormais, on y voit aussi jouer des joueuses : parfois en équipes mixtes avant 16 ans, en équipes féminines au-delà. C’est toujours un lieu de spectacle, parfois de fête, mais c’est aussi le lieu de certains d’oppositions contemporaines, entre un monde qui bouge et une tendance au conservatisme, au respect de règles figées. Avec Kiki, c’est la question contemporaine de la transidentité qui est abordée.
Quatre comédien-ne-s interprètent ici tous les rôles — sauf celui de Kiki qui n’apparaît pas directement dans cet épisode. À de fausses interviews se mêlent des scènes de confrontation ou de célébration, le bruit médiatique ou la récupération politique. Le théâtre se superpose ici au football, et ça joue double en quelque sorte, en embarquant le public dans cette joie du jeu :
il se retrouve à représenter le public du stade, les joueurs, des parents, l’assemblée d’une conférence.Quelques accessoires et les guirlandes lumineuses de fête populaire suffisent ; le théâtre pauvre s’assume, le texte suffit, là où tout se joue parole contre parole, où chacun dit sa vérité. À la fin, c’est le théâtre qui gagne : c’est lui qui ouvre l’avenir, parce que c’est l’espace où l’on peut être qui l’on veut.
Aurélien Delsaux
